dimanche 2 janvier 2011

Faut-il justifier le mauvais usage ?

Chaque fois qu’il s’agit de critiquer une faute ou au contraire de défendre la seule tournure correcte, ne comptez pas sur le Bon usage de Grevisse pour vous donner raison : il alignera toujours quantité d’exemples d’écrivains qui ont enfreint la règle. Admirable objectivité, mais elle permet à n’importe qui d’écrire n’importe quoi et d’invoquer ensuite Grevisse.

Ainsi, quand j’étais jeune traducteur à la Commission européenne, un ignorant qui me révisait « corrigea » une phrase du genre

Quelle société allemande a cessé ses activités en 1978 ?

Cela devint

Quelle société allemande a-t-elle cessé ses activités en 1978 ?

Ce qui est erroné.

Le Grevisse dit bien

« Si le sujet est ou contient un mot interrogatif (ou exclamatif), on le place avant le verbe sans le reprendre par un pronom personnel »

Malheureusement, dans mon édition (1969), Grevisse présente plus d’exemples de la faute que de la tournure correcte !

Ne vaudrait-il pas mieux de dire une fois pour toutes que beaucoup d’auteurs écrivent mal et que de bons écrivains parfois se trompent ?

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