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jeudi 5 août 2010

"The Oyster", de John Biguenet, maintenant disponible en français en livre de poche sous le titre "Le Secret du bayou"

Le présent billet est la version française d'un article rédigé en anglais par Jonathan Goldberg et publié précédemment sur ce blog.


John Biguenet, auteur américain récompensé par plusieurs prix, a publié six livres, dont le roman The Oyster (Le Secret du bayou), des recueils de poèmes, des récits et des essais. Il a été à deux reprises président de l'American Literary Translators Association et est co-auteur de The Craft of Translation et de Theories of Translation: An Anthology of Essays from Dryden to Derrida, tous deux publiés par The University of Chicago Press.

Le Secret du bayou, roman où le meurtre côtoie l'intrigue dans le cadre du Sud profond des Etats-Unis, est maintenant disponible en français en livre de poche. Vous pouvez le commander auprès d'Amazon.fr pour 6,60 euros et lire également le premier chapitre en ligne.

Dans la vidéo ci-après, John Biguenet est interviewé sur France 24 en anglais.

http://www.france24.com/en/20100715-john-biguenet-oyster-new-orleans-hurrican-katrina-jackson

mercredi 4 août 2010

Le laser : étymologie, histoire, avenir

Le présent billet est la traduction en français d'un article rédigé en anglais par Jonathan Goldberg et publié précédemment sur ce blog.

Le laser fut inventé en juillet 1960 et l'on célèbre donc cette année son cinquantième anniversaire. Son principe consiste à amplifier des ondes lumineuses d'atomes que l'on a stimulés afin qu'ils rayonnent, et à les projeter en faisceaux de lumière étroits et intenses.

Le mot laser est un acronyme de "Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation" (amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement). Il a remplacé le mot maser, créé en 1950, qui correspond à Microwave Amplification by Stimulated Emission of Radiation (amplification de micro-ondes par émission stimulée de rayonnement). En 1962, le verbe to lase a été inventé. L'American Heritage Dictionary of the English Language présente des définitions de ses emplois transitifs et intransitifs :

Verbe intransitif :
Fonctionner comme un laser ; émettre un rayonnement cohérent par l'action d'un laser.

Verbe transitif : 
1. Soumettre à l'action d'un laser ; p. ex. he lased the tissue during surgery.
2. Diriger un laser utilisé pour guider des munitions vers (une cible).

Theodor H. Maiman, physicien et ingénieur américain, fit la démonstration du premier laser, en utilisant un appareil qui tenait dans sa main. Salarié de Hughes Aircraft Company, il avait demandé l'autorisation de mettre au point un laser. Son employeur préféra initialement qu'il se consacre à "des ordinateurs ou à quelque chose d'utile". En fin de compte, il aida Hughes à remporter la course à la mise au point du premier faisceau laser. Celle-ci reposait sur des recherches menées par Albert Einstein, qui avait écrit un article sur cette question en 1917, et par d'autres personnes.

Theodor Maiman utilisa des impulsions lumineuses pour exciter les atomes d'un rubis. Le laser ne produisit ainsi qu'un bref éclair de lumière et non une onde continue. Cependant, comme tellement d'énergie était dégagée en si peu de temps, celle-ci était beaucoup plus importante que lors des expériences précédentes.

Ce premier laser, dont l'énergie était faible par comparaison aux versions ultérieures, était aussi brillant qu'un million de soleils. Le faisceau se dispersait moins sur une distance d'un mile que le faisceau d'une lampe torche dans une pièce. Les scientifiques appellent la lumière laser de la "lumière cohérente".

The History of Laser Light - http://www.youtube.com/watch?v=XRLRSdgvLg0&feature=related

Il a été proposé à deux reprises d'attribuer le Prix Nobel à Theodor Maiman et ce dernier reçut de nombreuses autres récompenses. En 1984, il entra dans le National Inventors Hall of Fame, qui réunit les plus importants inventeurs des Etats-Unis.

En 2000, il a décrit son invention dans un livre, intitulé “The Laser Odyssey”.

http://www.amazon.com/Laser-Odyssey-Theodore-Maiman/dp/0970292708/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1269781060&sr=1-1-spell

Aujourd'hui, les lasers permettent de lire des CD et des codes-barres, de guider des missiles, d'exciser des ulcères, de fabriquer de l'acier, de mesurer avec précision la distance de la Terre à la Lune, de produire des images de très haute définition de tissu cérébral, de réaliser des spectacles en utilisant la lumière, et de faire des milliers d'autres choses. On peut mentionner en particulier le spectacle présenté par Jason Latimer, le “champion du monde de la magie”.

http://www.youtube.com/watch?v=T-XoN1Ts6Wg

Le laser se prête à de nouvelles utilisations très intéressantes dans de nombreux domaines, tels que la biomédecine et le séquençage de l'ADN.

vendredi 30 juillet 2010

Le Globish : l'anglais mondial à l'ère d'Internet

Le présent billet est la version française d'un article de Jonathan Goldberg.

Robert McCrum, ancien responsable des pages littéraires du journal britannique The Observer, a écrit The Story of English en collaboration avec deux autres auteurs. Ce livre fut publié en 1986 et deux versions révisées furent publiées ultérieurement. Après avoir écrit d'autres livres, dont une biographie de P.G. Wodehouse et le récit du rétablissement de l'auteur après un accident vasculaire cérébral, Robert McCrum a écrit Globish: How the English Language Became the World’s Language, qui a récemment été publié. (Le mot Globish est un amalgame des mots “global” et "English”.)

Cet ouvrage, qui porte sur le passé, le présent et l'avenir possible de la langue anglaise, intéressera et informera tous les amoureux de celle-ci. Le "Globish" présenté dans l'ouvrage de Robert McCrum est à distinguer d'un autre concept, également appelé "Globish", qui désigne un dialecte de l'anglais qui utilise 1 500 mots seulement, un système de prononciation simplifié et une orthographe dans laquelle un grand nombre des voyelles de l'anglais sont fusionnées. Ce dialecte a été “inventé” par Jean-Paul Nerrière, un Français qui le présente comme un “anglais décaféiné”. Jean-Paul Nerrière décrit le Globish dans une vidéo.  Le Globish représenterait un moyen de communication adapté à l'ère d'Internet.

Il n'existe pas de traduction en français du mot Globish. La version française du discours de Jean-Paul Nerrière Parlez Globish se trouve à l'adresse suivante : http://www.jpn-globish.com/.

Dans une perspective plus large, Robert McCrum a écrit que l'anglais “est devenu un phénomène mondial mu par une dynamique multinationale vigoureuse, une lingua franca en devenir décrite par l'anthropologue Benedict Anderson comme une sorte de latin moderne qui a vocation à étendre son hégémonie au monde entier."

Le livre précité a été beaucoup commenté et, comme il soulève des questions controversées, les comptes rendus sont assez critiques. A l'intention de ceux qui envisagent de l'acquérir, voici quelques liens vers certains de ces comptes rendus :

New York Times Sunday Book Review, 9 juin 2010

http://www.nytimes.com/2010/06/20/books/review/Blount-t.html?nl=books&emc=booksupdateema3&pagewanted=all

The Washington Post, 23 mai 2010

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/05/21/AR2010052101674.html

The New Republic

http://www.tnr.com/blog/john-mcwhorter/75710/english-special-because-its-globish

The Telegraph, 7 juin 2010

http://www.telegraph.co.uk/culture/books/bookreviews/7801047/Globish-How-English-Became-the-Worlds-Language-by-Robert-McCrum-review.html

BBC’s Business Daily présente une interview audio de Robert McCrum d'une durée de 18 minutes :

http://www.bbc.co.uk/programmes/p00889d0

Un article en français sur le Globish de Jean-Paul Nerrière se trouve sur Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Globish

jeudi 29 juillet 2010

John Gillespie Magee, Jr. 1922 - 1944 & Antoine de Saint-Exupery 1900 - 1944 [English]

Le présent billet a été rédigé par Jonathan Goldberg, que je remercie. Une traduction en français suivra.




John Magee, an American, and Antoine de Saint-Exupery, a Frenchman, were both pilots. Both were killed in plane crashes in 1944 and both left lasting literary legacies - Magee, with his poem, High Flight, and Saint-Exupery with Le Petit Prince.

Magee was flying a Spitfire for the Canadian Royal Air Force, when he was killed in the skies over England at the age of nineteen, 3 months after writing High Flight.

Saint-Exupery wrote books about aviation adventures, but he is best remembered for Le Petit Prince, translated into over 190 languages. He joined the Armée de l’Air, the French Air Force, and later joined the Free French Forces. His plane disappeared over the Mediterranean in July 1944 – one year after he wrote The Little Prince.

Saint-Exupery is an iconic author in the annals of children’s literature, whereas Magee wrote no other literary works. Nevertheless, High Flight is enormously popular in flying circles. In 1971, Apollo 15 Lunar Module Pilot James Irwin carried a copy of High Flight to the moon. President Ronald Reagan read lines from the poem after seven astronauts aboard the space shuttle Challenger were killed in 1986. When Alan Shepard, America’s first man in space died in 1998, High Flight was cited in many tributes paid to him.

High Flight:

Oh! I have slipped the surly bonds of Earth
And danced the skies on laughter-silvered wings;
Sunward I’ve climbed, and joined the tumbling mirth
of sun-split clouds,
— and done a hundred things
You have not dreamed of
—wheeled and soared and swung
High in the sunlit silence. Hov’ring there,
I’ve chased the shouting wind along, and flung
My eager craft through footless halls of air....
Up, up the long, delirious, burning blue
I’ve topped the wind-swept heights with easy grace
Where never lark nor even eagle flew—
And, while with silent lifting mind I’ve trod
The high untrespassed sanctity of space,
Put out my hand, and touched the face of God.

[Traduction]

Je me suis libéré des emprises de la terre,
pour danser dans le ciel,
sur des ailes argentées d’un grand ris.
Je suis allé vers le soleil,
j’ai rejoint les cascades chaotiques de nuages tranchés de lumière.
Et là,
j’ai vécu des moments dont vous n’avez jamais rêvé !
Voler, Planer, Balancer si haut dans le Silence solaire…
Suspendu, j’ai pourchassé le vent hurlant,
et lancé mon vaisseau au travers de fabuleuses cavernes,
pleines d’un air raffiné.
Haut, plus haut, au long d’un délire de Bleu brûlant,
j’ai survolé les sommets balayés de vent,
dans une sérénité que nul aigle, nulles alouettes,
n’ont jamais vécu.
Puis,
alors que mon esprit silencieux s’élevait,
au travers du sanctuaire inviolé de l’Espace …
j’ai sorti une main… et caressé le visage de Dieu.

In this video clip, High Flight is sung by John Denver, who himself was killed when the plane he was piloting crashed.

http://www.youtube.com/watch?v=ZYCNeEj-vR4&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=9SXIHuBAAsw&feature=related

“We sleep safe in our beds because rough men stand ready in the night
to visit violence on those who would do us harm” ~ George Orwell

For other writings about war, see http://iwvpa.net/


John Magee: The Pilot Poet



Le Petit Prince

available from Amazon.fr and Amazon.com

THE LITTLE PRINCE

“TO LEON WERTH

I ask the indulgence of the children who may read this book for dedicating it to a grown-up. I have a serious reason: he is the best friend I have in the world. I have another reason: this grown-up understands everything, even books about children. I have a third reason: he lives in France where he is hungry and cold. He needs cheering up. If all these reasons are not enough, I will dedicate the book to the child from whom this grown-up grew. All grown-ups were once children-- although few of them remember it. And so I correct my dedication:

TO LEON WERTH

WHEN HE WAS A LITTLE BOY”

CONTINUATION:

http://home.pacific.net.hk/~rebylee/text/prince/dedication.html

LE PETIT PRINCE

« A LÉON WERTH

Je demande pardon aux enfants d’avoir dédié ce livre à une grande personne. J’ai une excuse sérieuse: cette grande personne est le meilleur ami que j’ai au monde. J’ai une autre excuse: cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J’ai une troisième excuse: cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a bien besoin d’être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l’enfant qu’a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace:

A LÉON WERTH

QUAND IL ÉTAIT PETIT GARÇON »

SUITE : http://www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/chapitre01.html

vendredi 23 juillet 2010

“The Good Husband of Zebra Drive”, par Alexander McCall Smith (version française)

Le présent billet est la traduction d'un article rédigé par Jacquie Bridonneau.

“The Good Husband of Zebra Drive”, par Alexander McCall Smith

Paru dans la collection “The No. 1 Ladies’ Detective Agency” et publié par First Anchor Books Edition (13,95 dollars)

“The Good Husband of Zebra Drive” est un livre intéressant, facile à lire, amusant et divertissant. Il est idéal de le lire en vacances en se détendant au bord de la piscine ou sur la plage. Il s'agit du huitième livre de l'agréable série consacrée par Alexander McCall Smith à Precious Ramotswe, une femme qui vit à Zebra Drive et est à la tête de la No. 1 Ladies Detective Agency, située dans un immeuble qu'elle partage avec M. J.L.B. Matekoni, qui est son mari et dirige le garage Tlokweng Road Speedy Motors.

Precious Ramotswe, ou Mma Ramotswe comme elle est généralement appelée dans ce livre, est un dame qui a bon cœur et est pleine de bon sens, diplomatique, philosophe et remarquable de gentillesse et de dignité. Elle considère toujours que le verre est à moitié plein et non à moitié vide, et elle persuade les autres de donner libre cours à ce qu'il y a de meilleur en eux. Dans son travail, elle est assistée par Mma Makutsi, qui, venant de se fiancer, envisage de quitter l'agence, bien qu'elle se soit distinguée par une note enviable de 97 % lorsqu'elle avait  passé l'examen de dactylographie du Collège de secrétariat du Botswana. Quant à M. J.L.B. Matekoni, il souhaite diversifier ses activités et embrasser la profession de détective, de telle sorte que la vie de Mma Romatswe pourrait bien changer du tout au tout.

La lecture de ce livre n'est jamais ennuyeuse, car il est demandé à Mma Ramotswe d'enquêter sur une série de décès curieux qui se sont produits à l'hôpital de Mochudi, et d'autres mystères surgissent dans ce livre et elle parvient à les résoudre, avec le concours de ses assistants.

Cependant, il ne s'agit pas vraiment d'un polar et nous ne devons pas attendre les toutes dernières pages du livre pour apprendre qui est le coupable. C'est plutôt un livre qui se prononce en faveur de l'universalité de la nature humaine et rend compte de la vie de Mma Ramotswe dans son Botswana bien-aimé, dont l'auteur décrit les particularités, le mode de vie, la faune et la flore. Le lecteur souhaite vraiment en savoir plus sur ce pays et c'est pourquoi je vous présente ci-après quelques informations que j'ai recueillies en faisant une recherche.

“Anciennement protectorat britannique de Bechuanaland, le Botswana a pris son nom lors de son accession à l'indépendance en 1966. Quatre décennies ininterrompues de régime civil, des politiques sociales progressistes et d'importants investissements ont créé l'une des économies les plus dynamiques d'Afrique. L'extraction de minerai, en particulier diamantifère, domine l'activité économique, mais le tourisme progresse, grâce aux activités de préservation de la nature et à d'importantes réserves naturelles. Sur un plan plus négatif, le Botswana a le taux le plus élevé d'infection à VIH et de sida dans le monde, mais s'est doté des programmes les plus avancés et les plus complets d'Afrique pour lutter contre ces fléaux.” (site Web Botswana Facts)

“Le Botswana a l'un des taux de croissance le plus élevé du monde depuis son indépendance en 1966. Grâce à une bonne discipline budgétaire et à une saine gestion, le Botswana, qui était l'un des pays les plus pauvres du monde, est devenu un pays à revenu intermédiaire, avec un PIB de 8 800 dollars par habitant en 2003. Le Botswana jouit de la meilleure note de crédit d'Afrique. L'extraction de diamants est à l'origine d'une grande partie de l'expansion et représente actuellement plus d'un tiers du PIB et 90 % des recettes d'exportation. Le tourisme, l'agriculture de subsistance et l'élevage de bétail sont aussi des secteurs importants. En revanche, les pouvoirs publics doivent faire face à un chômage élevé et à une grande pauvreté. Le taux de chômage officiel est de 21 % mais, selon des estimations officieuses, il serait plus proche de 40 %.” (site Web Botswana Facts)

“Pour quelles raisons le Botswana est-il connu ?

• Première destination touristique d'Afrique et l'une des dix premières du monde !

• Stabilité politique

• Plus importante population d'éléphants d'Afrique

• Premier producteur de diamants du monde (en valeur)

• Enfin et c'est important, population chaleureuse et amicale” (safaris-in-Botswana.com)

Ainsi, même si vous ne pouvez pas vous rendre cette année au Botswana, dont la langue officielle est soit dit en passant l'anglais, la lecture de ce livre agréable, divertissant et sans prétention pendant vos vacances vous donnera beaucoup d'idées pour l'année prochaine !

samedi 17 juillet 2010

“The Oyster” now available in a French-language paperback (Le Secret du bayou)

Le présent billet est dû à la plume de Jonathan Goldberg, que je remercie. La traduction en français suivra.


John Biguenet, a prize-winning American author, has published six books, including The Oyster, a novel, as well as poems, stories and essays. He has twice served as President of the American Literary Translators Association and has co-written The Craft of Translation and Theories of Translation: An Anthology of Essays from Dryden to Derrida, both published by The University of Chicago Press.

“The Oyster”, a tale of murder and intrigue in the deep South of America, is now available in a French-language paperback under the title Le Secret du bayou. You can order it from Amazon.fr for 6.60 euros and also read the first chapter online.

In the following videoclip, John Biguenet is interviewed on France 24 – in English.

http://www.france24.com/en/20100715-john-biguenet-oyster-new-orleans-hurrican-katrina-jackson

vendredi 16 juillet 2010

Lasers – etymology, history, future progress

Le présent article a été rédigé par Jonathan Goldberg, que je remercie. Une traduction en français suivra.

The laser was invented in July 1960 and is celebrating its 50th anniversary. It is a machine that amplifies light waves of atoms that have been stimulated to radiate, then shoots them out as narrow, intense beams of light.

LASER is an acronym of Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation. It superseded the word maser, coined in 1950, meaning Microwave Amplification by Stimulated Emission of Radiation. In 1962 the verb to lase was coined. The American Heritage Dictionary of the English Language contains a definition of its transitive and intransitive forms:

Intransitive verb:
To function as a laser; emit coherent radiation by the action of a laser.

Transitive verb:
1. To subject to laser light: e.g. he lased the tissue during surgery.
2. To direct a laser used to guide munitions at (a target).

The first laser was demonstrated by Theodor H. Maiman, an American physicist and engineer, using a device that fitted into his hand. While working for Hughes Aircraft Company, he had requested to make a laser. His employers initially preferred him to work on "computers or something useful.” Eventually he helped Hughes win the race to develop the first laser beam. This development built on research conducted by Albert Einstein, who wrote about it in 1917, and by others.

Dr Maiman used pulses of light to excite atoms in the ruby. The laser thus produced only a short flash of light, rather than a continuous wave. But because so much energy was released so fast, it provided considerably more power than in past experiments.

This first laser, tiny in power compared with later versions, shone with the brilliance of a million suns. Its beam spread less in one mile than a flashlight beam spreads when directed across the room. Scientists call laser light “coherent light”.

The History of Laser Light - http://www.youtube.com/watch?v=XRLRSdgvLg0&feature=related

Dr. Maiman was twice nominated for the Nobel Prize and won many other awards. He was inducted into the National Inventors Hall of Fame in 1984,

In 2000 he described his invention in “The Laser Odyssey”.

http://www.amazon.com/Laser-Odyssey-Theodore-Maiman/dp/0970292708/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1269781060&sr=1-1-spell

Today lasers are used to read CDs and bar codes, guide missiles, remove ulcers, fabricate steel, precisely measure the distance from Earth to the Moon, record ultra-defined images of brain tissue, entertain people in light shows and do thousands of other things. One such show was given by Jason Latimer, the “world champion of magic.”

http://www.youtube.com/watch?v=T-XoN1Ts6Wg

The laser offers potential for exciting, new applications in many fields, such as that of biomedics and DNA sequencing.

mardi 13 juillet 2010

Recrutement de traducteurs de langue française à l'Union européenne

L'Union européenne recrute des traducteurs de langue française, notamment.

Pour obtenir plus d'informations et postuler, consultez le site de l'EPSO.

dimanche 11 juillet 2010

Globish – global English for the Internet Age

Le présent billet a été rédigé par Jonathan Goldberg, que je remercie. Dans quelques jours, je publierai sa traduction en français sur ce même blog.

Robert McCrum, formerly the literary editor of the British newspaper, the Observer, wrote (jointly with two other authors) The Story of English. It was first published in 1986 and later two revised versions were published. After writing several other books, varying from a biography of P.G. Wodehouse to the author’s recovery from stroke, McCrum has now written Globish: How the English Language Became the World’s Language, recently published. (The word Globish is derived from the words “global” and English”.)

The book has been described as an account of the Anglophonic past, present and possible future that anyone who loves the English language may enjoy and learn from. This is a different connotation from the concept of “Globish”, which refers to a dialect of English that uses only 1500 words, a simplified pronunciation guide and spelling that merges many of the vowels of English speech. This Globish dialect was “invented” and has been promoted as “decaffeinated English” by the Frenchman, Jean-Paul Nerrière . A video explanation of Globish by Mr. Nerrière can be viewed at http://www.globish.com/ Globish is said to provide a suitable tool of communication in the internet age.

The word Globish has no French translation. The French version of Mr. Nerrière’s speech, Parlez Globish, may be found at http://www.jpn-globish.com/

Mr. McCrum, writing about Globish in the wider sense of the state of global English (as opposed to the 1500-word dialect) asserts that English “has become a global phenomenon with a fierce, inner multinational dynamic, an emerging lingua franca described by the anthropologist Benedict Anderson as 'a kind of global-hegemonic post-clerical Latin.' "

The book has evoked many reviews, and given the controversial nature of the topic, the reviews, not surprisingly, contain much criticism. For readers considering obtaining the book, here are links to some of those reviews:

New York Times Sunday Book Review, June 9, 2010

http://www.nytimes.com/2010/06/20/books/review/Blount-t.html?nl=books&emc=booksupdateema3&pagewanted=all

The Washington Post, May 23, 2010

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/05/21/AR2010052101674.html

The New Republic

http://www.tnr.com/blog/john-mcwhorter/75710/english-special-because-its-globish

The Telegraph, June 7, 2010

http://www.telegraph.co.uk/culture/books/bookreviews/7801047/Globish-How-English-Became-the-Worlds-Language-by-Robert-McCrum-review.html

An 18-minute audio segment from the BBC’s Business Daily contains an interview with Mr McCrum:

http://www.bbc.co.uk/programmes/p00889d0

An article in French explaining Mr. Nerrière’s Globish may be found on Wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Globish

samedi 10 juillet 2010

Le Championnat d'orthographe des Etats-Unis

Le présent billet est la traduction de l'article de Jonathan Goldberg qui a été publié il y a quelques jours.

Certaines langues, comme l'espagnol, s'écrivent comme elles se prononcent. Ce n'est pas le cas d'autres, telles que l'anglais ou le français. Si l'on présentait à une personne qui connaît très mal l'espagnol un texte rédigé dans cette langue, qu'elle ne comprendrait évidemment pas, et si elle le lisait à haute voix, les sons qu'elle produirait seraient dans l'ensemble compréhensibles pour un locuteur espagnol (si ce n'est que l'accent risquerait d'être mal placé dans le cas d'un grand nombre de mots). Il n'en serait pas de même pour le français notamment parce que dans un grand nombre de mots la dernière lettre ne se prononce pas (toit, aux, quand, janvier, etc.) ou que, dans certains cas, la dernière syllabe est muette (assurent, veille, fesses, etc.). En anglais, l'écart entre la prononciation des mots et leur orthographe est encore beaucoup plus important.

Le dramaturge irlandais George Bernard Shaw aurait dit, par boutade, que le mot "fish" pourrait s'écrire "ghoti" si l'on utilise les lettres "gh" telles qu'elle sont prononcée dans le mot "enough", la lettre "o" telle qu'elle est prononcée dans le mot "women" et les lettres "ti" telles qu'elles sont prononcées dans le mot "action". En fait, ce raisonnement facétieux ne serait pas dû à Shaw et aurait en outre été réfuté. Dans la Language Column du New York Times datée du 27 juin 2010, le linguiste Ben Zimmer examine cette question et conclut comme suit : “La plupart des gens qui verraient le mot ghoti le prononceraient simplement goaty… On ne peut pas tout se permettre en anglais”.

Le grand nombre d'orthographes irrégulières en anglais et la grande étendue du vocabulaire de cette langue (même si un très grand nombre de mots sont rarement utilisés) est à l'origine d'une tradition américaine : le championnat d'orthographe (spelling bee, en anglais). Le Collins English Dictionary, Complete and Unabridged, définit spelling bee comme suit : a contest in which players are required to spell words according to orthographic conventions (une compétition au cours de laquelle les joueurs doivent épeler des mots conformément aux conventions typographiques). Pour connaître l'origine de cette expression, cliquez sur ce lien. Noah Webster (1758-1843) écrivit le premier dictionnaire d'orthographe en 1783. Son titre initial était The First Part of the Grammatical Institute of the English Language. De son vivant, pas moins de 385 éditions furent publiées et le titre de l'ouvrage devint, en 1786, The American Spelling Book et, en 1829, The Elementary Spelling Book. Il s'agissait du livre américain qui eut le plus de succès à son époque ; en 1837, 15 millions d'exemplaires avaient été vendus et le chiffre atteint environ 60 million en 1890, de sorte que la majorité des élèves et des étudiants consultèrent ce livre pendant le premier siècle d'existence de la nation américaine. Pour mieux connaître le rôle de Webster dans l'évolution de l'anglais aux Etats-Unis, vous pouvez vous reporter à l'article de Wikipedia consacré à Noah Webster.

Le championnat national d'orthographe des Etats-Unis se déroule chaque année à Washington depuis 1945. L'âge des participants va de 8 à 15 ans, mais 80 % d'entre eux sont âgés de 12 à 14 ans. Chaque participant doit épeler un mot et peut demander des informations à son sujet, par exemple son origine, une définition ou une phrase contenant le mot. A la première erreur, le participant est éliminé.

Le championnat de 2010 a eu lieu en juin. Une proportion importante des participants et des vainqueurs des différentes années était d'origine asiatique. Cette année, sur les 273 participants in 2010, 21 avaient une première langue autre que l'anglais. La personne chargée de donner lecture des mots, Jacques A. Bailly, parle couramment le français et l'allemand, et enseigne le grec classique et le latin.

En 2010, Anamika Veeramani a remporté le championnat et obtenu un prix de 41 000 dollars.

http://www.youtube.com/watch?v=hq4GDrp5fEc

En finale, elle a épelé correctement stromuhr, mot d'origine allemande qui désigne un instrument de mesure de la quantité de sang qui s'écoule par unité de temps dans un vaisseau sanguin.


Anamika Veeramani

Lors des championnats les plus récents, les mots qui ont permis aux gagnants de remporter la victoire ont été pococurante, autochthonous, appoggiatura, ursprache, serrefine, guerdon et Laodicean.

La vidéo ci-après montre Sameer Mishra, âgée de 13 ans, qui épelle correctement le mot numnah, autre mot pour numdah, qui désigne un feutre grossier, et une selle de cheval ou un tapis brodé fabriqué dans cette matière. 

http://www.youtube.com/watch?v=VjzrNWPul9E

Un compte rendu détaillé du championnat de 2010 se trouve à l'adresse http://www.spellingbee.com/. Vous pouvez vérifier vos compétences en examinant les mots du championnat de 2009 ci-après : http://www.spellingbee.com/sample-test

Dans un livre très intéressant, intitulé American Bee: The National Spelling Bee and the Culture of Word Nerds, l'auteur, James Maguire, suit les participants du championnat de 2005, qui se préparent aux éliminatoires, en lisant des dictionnaires et en étudiant l'étimologie.

                                                                                          Jonathan Goldberg