samedi 25 décembre 2010

Jamais sans mon Bescherelle !

On s’interroge parfois sur le passé simple d’un verbe peu courant ou la correction du participe passé d’un verbe défectif. Jusqu’à présent, j’utilisais le Bescherelle, mais cet ouvrage repose sur des verbes modèles auxquels un index renvoie. C’est assez compliqué et on hésite parfois.

Je suis tombé par hasard sur un site de conjugaison et, après divers essais, il m’a semblé exempt d’erreur. Et j’ai constaté qu’il y avait d’autres sites de ce genre. Qui donc a eu la patience de conjuguer tous ces verbes ? Est-ce le résultat d’un logiciel de conjugaison ? N’y a-t-il pas malgré tout des erreurs ?

Ah oui, mais que ne ferait-on pas pour gagner quelques secondes ?

Les jours du Bescherelle sont-ils comptés ? Un livre bien présenté, pourtant, et vendu à un prix très démocratique. Qui contient en outre quelques dizaines de pages consacrés au verbe en général, que je ne manquerai pas de lire dès que j’aurai un moment de libre.

A ce propos, j’ai découvert un temps dont j’ignorais l’existence : le passé de l’impératif. Tâche : donnez-moi un exemple de ce temps. Simple : à qui se plaint d’être au chômage parce qu’il est dépourvu de diplômes, dites « Ayez donc fait des études ! » Voilà un impératif bien ironique, qui n’est sans doute utilisé que par les donneurs de leçons. Leçons bien inutiles...

Devrai-je dire « Ayez consulté le Bescherelle ! » à qui aura écrit, sur la foi de ce site de conjugaison, « Soyez méfiés » ? Le Bescherelle nous dit en effet que le verbe se méfier n’a pas de passé de l’impératif. Du reste, la page de ce site consacrée à se méfier est bourrée d’erreurs du genre je suis méfié.

Méfiez-vous donc et gardez précieusement votre Bescherelle avant qu’il ne soit plus disponible, tué par le Grand méchant Web.

2 commentaires:

  1. Ah la langue de Molière cache bien des secrets...

    Joyeux Noël et merci pour cet article!

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  2. Joyeux Noël à Jacquie et à tous les lecteurs !

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